| Histoire de l'hôpital |
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La construction de l’hôpital par Albert Schweitzer 1. Hôpital 1913 - 1917Schweitzer arrive avec son épouse Hélène à Lambaréné le 16 avril 1913. Sur le terrain de la mission évangélique de Paris, ils fondent leur premier hôpital. En tant que citoyens allemands, après avoir été assigné à résidence puis expulsé du Gabon, le couple Schweitzer est interné dans les camps à Garaison et St. Rémy de Provence dans le sud de la France.2. Hôpital 1924 - 1927
3. Hôpital 1927 - 1981Pour nourrir ces patients, Schweitzer achète en 1925 un terrain pour une plantation en amont du fleuve. Son premier médecin, Victor Nessmann raconte à ses parents le 1er décembre 1925 : « nous avons fêté avant-hier le premier dimanche de l’Avent. Le matin, Tschinda, mon cher collègue et excellent camarade, avec M. Martel et moi, accompagnés de Noirs, nous avons exploré la nouvelle concession rurale que le Docteur Schweitzer a "prise" (selon le terme, prendre une concession) pour faire des plantations vivrières. … Le nouveau terrain, situé sur la même rive du bras de l’Ogooué que la station missionnaire, mais à deux kilomètres en amont, est admirable. Une belle terre arable, un bel humus comme on en trouve rarement dans ces contrées et se prêtant bien à des plantations. Le site, non sur une colline abrupte comme la station, mais dans une vaste plaine qui descend en pente douce vers le fleuve, est tout aussi appréciable et pourra être utilisé sans problème.Depuis que nous sommes concessionnaires, toute notre activité a reçu une nouvelle impulsion. Tous les matins, vers six heures trente, je dois constituer quelques équipes parmi nos malades et désigner leurs accompagnateurs qui en trois pirogues doivent se rendre sur place, munis de machettes pour le débroussaillement ». Pour devenir propriétaire d’une concession ou plantation dans une colonie française, le futur propriétaire doit planter pendant trois ans sur le terrain, avant d’en être définitivement propriétaire. Une grande famine et une épidémie de dysenterie démontrent à Schweitzer, début 1926 que son hôpital est trop petit. Comme le terrain de la mission est insuffisant et qu’il n’est pas son propre maître, il se décide à construire un nouvel hôpital sur sa concession en amont du fleuve. Dans «Ma Vie et ma Pensée», Schweitzer explique plus tard : «Je me décidai donc, le cœur serré, à transporter l’hôpital à 3 kilomètres en amont sur un terrain où il pourrait s’étendre à volonté. Confiant dans les amis de mon œuvre, je pensai que je pouvais risquer la dépense considérable de remplacer, à l’occasion de ce transfert, les cases de bambous à toitures de feuilles, par des bâtiments à toits de tôle ondulée. Pour préserver l’hôpital des inondations du fleuve et de l’eau de ruissellement des collines après les violents orages, je devins un homme préhistorique moderne, et construisis des baraques en tôle ondulée sur pilotis. Je confiai alors presque entièrement le service de l’hôpital à mes confrères le Dr Nessmann (Alsacien), le Dr Lauterburg (Suisse), et le Dr Trensz (Alsacien), qui vint remplacer le Dr Nessmann. Je devins moi-même pendant 18 mois le surveillant des ouvriers qui abattaient les arbres sur l’emplacement choisi et travaillaient à la construction». Schweitzer profite de son expérience de la construction de ses deux hôpitaux à Andendé. Il brûle les pilotis en bois avant de les poser dans les trous pour qu’ils ne pourrissent pas. Le travail est effectué par les gardiens des malades et par le charpentier Monenzali qui lui restera fidèle jusqu’à la fin de ses jours. «Sans l’aide de Monenzali, un charpentier noir, le seul qui resta auprès de moi pendant toute la durée des travaux, je n’aurais jamais pu mener l’œuvre à bonne fin». ![]() Le 21 janvier 1927 tôt le matin, tout hôpital est déménagé et Schweitzer est très content d’avoir désormais un lit pour chaque malade. «Au dernier voyage, j’amenai dans la soirée les malades mentaux. Leurs gardiens ne se lassaient pas de leur répéter que dans le nouvel hôpital, ils auraient des cellules avec des planchers de bois. Dans l’ancien hôpital le sol était de terre humide. Lorsque ce soir-là je fis ma ronde dans tout l’hôpital, autour de tous les foyers ou sous les moustiquaires, j’entendis l’exclamation : « C’est une belle case, Docteur ! Une très belle case ! » Pour la première fois depuis que je travaillais en Afrique, mes malades avaient un logement digne d’êtres humains». Après dix ans, Schweitzer agrandit à nouveau son hôpital et remplace en même temps les pilotis en bois par des piliers en briques, fabriqués sur place. Sur les nouveaux piliers, il note les noms de ses aides, du gouverneur de la colonie, des missionnaires. Pendant toute sa vie, Schweitzer ne s’arrêtera jamais de construire et d’agrandir son hôpital. Pour assurer un véritable confort à l’intérieur des bâtiments, le Docteur Schweitzer oriente tous ses bâtiments Est/Ouest. Un avant toit important permet une ombre portée qui évite la réverbération du soleil sur les parois de la case et permet de circuler à l’ombre dans les coursives. Ces parois à claire-voie, fermées par des moustiquaires, permettent de créer un courant d’air. Une ouverture dans la partie centrale du plafond de chaque pièce, elle aussi équipée de moustiquaires, permet par convection naturelle à l’air chaud de s’évacuer. Cet air chaud est balayé par le mouvement d’air qui se créé grâce à un toit en pente à deux pans. Enfin, une sous toiture en planche espacée des tôles ondulées par un volet d’air améliore encore l’isolation. ![]() L’hôpital dès 1965Après la mort d’Albert Schweitzer le 4 septembre 1965, l’hôpital continue sa mission : soigner les populations de Lambaréné et des environs. Le nouveau hôpital, conçu par le directeur Max Caulet f^t inaugurée le 17, Janvier 1881 |